Un abri tient par ses pieds et par ses diagonales
Deux détails séparent l'abri qui traverse vingt ans de celui qui penche au bout de cinq. Le premier, c'est le pied de poteau. Un bois scellé directement dans le béton boit par le bas, pourrit à l'intérieur et lâche sans prévenir : on pose une platine galvanisée qui décolle le bois du sol de quelques centimètres et le laisse sécher. Le second, c'est le contreventement. Quatre poteaux et quatre poutres forment un parallélogramme, une figure qui se déforme au premier coup de vent latéral. Ce sont les jambes de force dans les angles et les écharpes en diagonale qui bloquent le cadre. Elles se voient, et c'est très bien : sur un ouvrage en bois, la pièce qui travaille a le droit d'être lisible.