Le bois tient si l'air passe derrière
Un bardage cloué directement sur le mur est un bardage condamné. Entre le support et les lames, il faut une ossature de tasseaux qui ménage une lame d'air continue, ouverte en bas et en haut, protégée en pied par une grille anti-rongeurs. C'est cet air en mouvement qui sèche le revers des lames après chaque pluie et évacue la vapeur qui traverse le mur. Sous les tasseaux, un pare-pluie prend le relais si une lame se fend ou si l'eau passe un joint. Le sens de pose commande l'ossature : des lames verticales demandent des tasseaux horizontaux et un contre-lattage pour ne pas barrer la circulation d'air. Et le bardage s'arrête à une vingtaine de centimètres du sol, sans quoi il boit les rejaillissements et pourrit par le bas, exactement comme un pied de ferme sur un mur humide.